Mardi de la 5ème semaine du carême

 Connaître Dieu ; Jésus nous le révèle
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean12, 32.34
En ce temps-là,
Jésus disait aux Pharisiens :
« Je m’en vais ;
vous me chercherez,
et vous mourrez dans votre péché.
Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient :
« Veut-il donc se donner la mort,
puisqu’il dit :
“Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit :
« Vous, vous êtes d’en bas ;
moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde ;
moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit
que vous mourrez dans vos péchés.
En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient :
« Toi, qui es-tu ? »
Jésus leur répondit :
« Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire
et à juger.
D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
et ce que j’ai entendu de lui,
je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara :
« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
et que je ne fais rien de moi-même ;
ce que je dis là,
je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
il ne m’a pas laissé seul,
parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus,
beaucoup crurent en lui. (AELF)

Méditation
« Là où je vais, vous ne pouvez venir ». Apparemment, cette parole de Jésus est en contradiction avec le reste des évangiles si nous le retirons de son contexte. En d’autres termes, cela signifie que nous ne pouvons pas suivre le Christ si nous restons enfoncés dans notre péché. Rejeter le Christ c’est rejeter Dieu, c’est se couper de lui.

 
Comme l’a fait Moïse pour son peuple, le Christ parle ici au nom de Dieu. A l’époque où il était le pasteur d’Israël, Moïse avait entendu les mots suivants : « JE SUIS m’a envoyé vers vous ; Yahvé, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’a envoyé vers vous. » (Exode 3, 14-15)
 
Le nom de Dieu suffisait aux Hébreux pour avoir confiance en Moïse, pour fuir l’esclavage et se mettre en route vers la Terre Promise. C’est grâce à ce Nom que la Pâque (le passage) a pu s’accomplir. Le peuple n’a manqué ni de la manne, ni de l’eau. Il a même eu les cailles pour nourriture et le serpent d’airain pour le sauver de la mort.
 
Jésus évoque ce nom qui est son nom. Il rappelle tout le chemin parcouru de l’esclavage à la liberté. Chacun doit entreprendre ce passage qui mène de la mort à la Vie. A l’approche de la Semaine Sainte, nous sommes invités à mettre vraiment toute notre foi en Jésus et à nous imprégner de ses paroles et de son amour. Nous pourrons le suivre dans sa Passion, sa mort sur la croix et sa résurrection.
 
« Seigneur, donne-nous de savoir te reconnaître sur la Croix comme le Fils bien-aimé du Père. Donne-nous la grâce de ne pas avoir peur de nous engager à ta suite sur le chemin de ta passion. Dans toutes nos croix, donne-nous la même confiance que toi envers ton Père pour nous abandonner entre ses mains. Que notre péché qui nous conduit à la mort soit cloué à la croix et que notre être intérieur soit élevé en toi auprès du Père, Source de toute vie ! »

Lundi de la 5ème semaine du Carême 2025

 « Je suis la lumière du monde »

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 12-20
 
En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Moi, je suis la lumière du monde.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors :
« Tu te rends témoignage à toi-même,
ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit :
« Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même,
et pourtant mon témoignage est vrai,
car je sais d’où je suis venu,
et où je vais ;
mais vous, vous ne savez ni d’où je viens,
ni où je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine.
Moi, je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger,
mon jugement est vrai
parce que je ne suis pas seul :
j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.
Or, il est écrit dans votre Loi
que, s’il y a deux témoins,
c’est un vrai témoignage.
Moi, je suis à moi-même mon propre témoin,
et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient :
« Où est-il, ton père ? »
Jésus répondit :
« Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ;
si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »
 
Il prononça ces paroles
alors qu’il enseignait dans le Temple,
à la salle du Trésor.
Et personne ne l’arrêta,
parce que son heure n’était pas encore venue. © AELF
 
 
Méditation
L’Évangile du 5ème dimanche du Carême nous parlait de cette femme adultère que les chefs religieux ont amenée à Jésus pour le piéger. La question était de savoir si, à son avis, on devait la lapider ou pas. Jésus les a renvoyés à eux-mêmes en disant : « Que celui qui est sans péché soit le premier à lui jeter la pierre. »
 
C’est au terme de cette rencontre avec la femme adultère que Jésus se présente comme « la lumière du monde. » C’est une réponse au péché, celui de la femme adultère mais surtout l’endurcissement des scribes et des pharisiens
 
Cette Lumière qui est en Dieu, le Christ ne demande qu’à nous la communiquer. Il veut qu’elle brille dans ce monde couvert par les ténèbres. Nous sommes renvoyés à cette parole de Dieu dans le récit de la Genèse : « Que la lumière soit… »
 
 
« Toi qui est lumière,
Toi qui est l’amour.
Mets dans nos ténèbres
ton esprit d’amour » (R. Fau)