Mercredi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

Des gamins capricieux

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 31-35)
Jésus disait à la foule: «À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? À qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré.”      «Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: “C’est un possédé!” Le Fils de l’homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: “C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants.»
©AELF
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus dénoncer l’étourderie des « hommes de cette génération ». La génération dont il parle c’est celle de son temps ; c’est aussi la nôtre aujourd’hui. Tout au long de notre vie, Dieu nous fait signe. Il est là au cœur de nos vies et de nos rencontres. Mais nous ne savons pas le reconnaître. Nous passons à côté sans nous en rendre compte.
 
Plus grave, beaucoup font preuve de mauvaise foi. Jean Baptiste est venu appeler à la pénitence et à la conversion. C’était un prédicateur austère. On l’a accusé d’être possédé par un démon. Avec Jésus, c’est un autre style de prédication et de vie. Il mange et il boit normalement. On lui reproche d’être un glouton, ami des pécheurs et des gens de mauvaise vie.
 
Cet Évangile nous doit être reçu comme une bonne nouvelle. « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » Rien ni personne ne pourra empêcher le Seigneur de vouloir chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Mardi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

Le fils de la veuve de Naïm

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 11-17)
Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas.» Il s’avança et toucha la civière; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.» Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.» Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.
©AELF
 
Méditation
L’Évangile nous montre une pauvre veuve qui vient de voir mourir son enfant. La mort de son mari l’a mise dans une extrême précarité économique et sociale. Elle se retrouve privée de toute ressource et de tout soutien. Mais voilà que cette femme va vivre une rencontre qui va bouleverser sa vie : Devant une telle détresse, Jésus est saisi de pitié au plus profond de lui-même. La suite, nous la connaissons : le fils est rendu à sa mère. Pour elle, c’est la joie retrouvée. Dieu a vu sa détresse. Jésus se fait proche de toute cette souffrance et il agit.
 
Mais en écoutant cet Évangile, nous pensons aux nombreux enfants qui ne sont pas rendus à leur mère : beaucoup meurent sous les bombes ; d’autres sont victimes de la famine ou des maladies. Alors, nous crions vers le Seigneur : « Pourquoi n’agis-tu pas ? Pourquoi tant de haine et de violence ? Où es-tu, Seigneur ? » Ce cri est une prière que Dieu entend. Il voit la misère de son peuple. II voit les dérives de la société actuelle, les violences, la course à l’argent, les familles qui se désagrègent. Tout cela, il le voit et il est saisi de pitié jusqu’au plus profond de lui-même. Il ne supporte pas de nous voir courir à notre perte. Tout l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Notre Dieu n’est donc pas indifférent. Mais pour sauver ce monde, il compte sur nous. Ce monde, il nous l’a confié. Nous en sommes responsables. L’Évangile nous apprend à nous arrêter devant celui ou celle qui souffre. Cette mission, beaucoup la remplissent avec un grand dévouement : pensons aux équipes qui s’engagent pour accompagner les familles en deuil, celles qui vont visiter les malades ou les prisonniers. D’autres trouvent leur place dans une association pour aider les plus démunis à sortir de leur misère. Dans ce monde qui en a bien besoin, ils sont porteurs de la présence et de l’amour du Christ.
 
Tu nous envoies, Seigneur, vers les blessés de la vie. Donne-nous ton Esprit pour être dans notre monde les témoins de ton amour. Amen
 
 

15 septembre : Bienheureuse Vierge Marie des douleurs

 


 Évangile selon saint Jean 19,25-27.
« Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère. Jésus, voyant sa mère, et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19. 25-27)

Méditation
Au moment de passer de ce monde à son Père, Jésus ne nous laisse pas orphelins ; il nous donne une mère. Du haut de la croix, Jésus, voit sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait ; il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Le disciple que Jésus aimait, c’était Jean. C’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.

C’est ainsi que Marie est devenue mère une deuxième fois. Sa maternité s’élargit à toute l’Église et à toute l’humanité. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons pas penser à Marie sans l’imaginer comme une mère. Cette mère est avec nous ; elle nous protège ; elle nous accompagne ; elle est là dans les moments difficiles de notre vie.

Imaginons un peu tout l’amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la croix. C’est cette maman qu’il nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.

En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus.

C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous.

Nous sommes invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

Fête de la Croix glorieuse (2025)

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Au cœur de notre monde, la croix du Christ a été plantée. Tant de préoccupations nous agitent, tant d’activités nous dispersent, au point que nous ne savons plus où regarder. En ce jour de la fête de la croix glorieuse, levons les yeux vers le Seigneur qui se manifeste sur la croix comme notre sauveur

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, élevé sur la croix, tu attires à toi tous les hommes, prends pitié de nous.

Ô Christ, élevé dans la gloire du Père, tu illumines nos ténèbres, prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, par ton chemin d’humilité, tu nous as sauvés, prends pitié de nous.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous renvoient à la croix. Cet objet dont nous avons l’habitude est devenu le signe des chrétiens. Nous la retrouvons dans nos maisons mais aussi aux carrefours de nos chemins ou encore sur la tombe de nos défunts. Et surtout, elle est en bonne place dans nos églises. Elle fait partie des signes que les chrétiens des générations passées nous ont légués. Et Pour certaines personnes, la croix est devenue un bijou de grande valeur…

Oui, bien sûr, mais cette croix c’est aussi celle qui marque douloureusement la vie des chrétiens en Irak, en Syrie et dans bien d’autres pays. Ils préfèrent mourir plutôt que d’adhérer à une religion qui n’est pas celle de Jésus Christ. Nous pensons aussi à tous ceux qui sont tournés en dérision dans leur école, leur lieu de travail à cause de leur foi. Nous sommes tous de la même grande famille. Et si nous nous sommes rassemblés à l’église, c’est d’abord pour communier au sacrifice volontaire de Jésus qui donne sa vie pour sauver tous les hommes. Dieu s’est fait homme pour assumer notre condition humaine. Dans sa mort, il assume notre mort. Il est toujours du côté des victimes de la violence, des massacres et des génocides.

Les textes bibliques de ce jour nous invitent à accueillir cette bonne nouvelle. La première lecture a été écrite plusieurs siècles avant Jésus Christ. Elle nous raconte les tribulations des hébreux pendant leur longue traversée du désert. Nous avons peut-être été surpris par cette étrange histoire du serpent de bronze. Il semble que l’auteur a repris un vieux mythe du monde oriental. Les hébreux, dans le désert, ont récriminé contre Dieu. Il leur manquait les bonnes choses de l’Égypte. Au fil des jours, ils étaient de plus en plus dégoûtés par cette nourriture misérable et si peu variée. Juste une question au passage : De nos jours, qui récrimine contre les émissions, les sites Internet, les articles et les livres qui sont des fausses nourritures, toujours aussi peu variées, et qui devraient nous dégoûter ? Le serpent de bronze est le point de départ de la guérison car il oblige à lever les yeux, à regarder vers le haut. C’est le signe qu’on se tourne vers Dieu et qu’on veut accueillir son amour.

L’apôtre Paul nous donne l’occasion de faire un pas de plus. Il nous rappelle comment le Christ Jésus s’est abaissé jusqu’à mourir sur une croix. A l’époque, c’était le supplice le plus avilissant qui était réservé aux esclaves. En tant que citoyen romain, Paul a échappé à la crucifixion pour être décapité. La réalité d’un Dieu qui se dépouille pour prendre la condition de serviteur, c’est difficile à admettre. On pense que c’est trop beau pour être vrai. Comment peut-on admettre un tel excès d’amour ? A travers son message d’aujourd’hui, Paul nous invite à fixer notre regard sur la croix glorieuse jusqu’au moment où s’impose cet amour excessif. Ce geste peut nous libérer et nous sauver bien mieux que le serpent d’airain planté en terre.

Dans l’évangile, le Christ nous adresse une bonne nouvelle de la plus haute importance : Créateur et Sauveur ne font qu’un. Si nous croyons, c’est pour entrer dans cette histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. Trop souvent, nous traînons derrière nous des images de la mort chargées de peur. Elles sont liées au jugement et à la condamnation. Or voilà que Jésus vient rectifier l’idée que nous nous en faisons : “Dieu a envoyé son Fils, non pas pour condamner le monde mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.” Ces paroles sont au cœur de notre foi. Elles excluent la peur. Celui qui vit dans la confiance échappe au jugement. Sa confiance ne peut être déçue. Telle est la bonne nouvelle qui repose sur la prédication de Jésus lui-même.

C’est pour cette raison que nous nous tournons vers la croix du Christ. Ce qui en fait la valeur, ce n’est pas d’abord les souffrances du Crucifié mais la Passion de l’Amour. Si les plaies du crucifié sont notre salut c’est parce qu’elles sont les conséquences d’un amour sans mesure. Nous, chrétiens, nous regardons la croix comme un signe de guérison et de salut. Comme le disait si bien le Cardinal Marty, “la croix devient la clé qui ouvre la prison, qui brise le cercle infernal.” C’est de cette espérance que nous avons à témoigner auprès de ceux et celles qui souffrent physiquement et moralement. Nous pensons aussi à toutes les victimes de la haine, des violences, du racisme et des guerres. Le Christ vainqueur veut nous entraîner tous dans son élévation.

Comme chaque semaine, nous nous rassemblons pour l’Eucharistie. C’est LE grand moment de la semaine. Dans certains pays, on fait des heures de chemin à pied pour y participer. Ne pas répondre à cet appel du Seigneur, c’est un affront aux martyrs d’autrefois et à ceux d’aujourd’hui. Et c’est surtout un affront à Celui qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : augmente notre foi et notre amour ; Donne-nous force et courage pour te suivre avec confiance. Fais de notre vie, de nos joies et de nos souffrances une offrande d’amour qui rejoigne la tienne pour que le monde soit sauvé.

Sources : Revue Feu Nouveau – L’Intelligence des Ecritures (MN Thabut) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes – commentaires du missel communautaire (Père André Rebré) – dossiers personnels.

Prière universelle
Introduction
Habités par les joies et les souffrances de notre monde, tournons les yeux vers la croix afin que tout homme soit sauvé.

Intentions
Pour les femmes et les hommes crucifiés par la haine, la violence, la guerre et l’injustice, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes écrasés par le désespoir, la fatigue et le découragement, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes élevés sur l’autel fragile des honneurs mondains, de la gloire facile et des succès humains, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes qui n’attirent aucun regard, rejetés, méprisés, oubliés, prions le Seigneur.

Conclusion
Par l’offrande de ta vie, Seigneur Jésus, la croix du supplicié est devenue pour nous l’arbre de vie. Que l’amour que tu as manifesté pour tous les hommes, nous permette aujourd’hui de les accueillir tous en frères et de transformer nos croix en chemin vers le Père. Par toi qui nous entraines vers lui, dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Télécharger : Fête de la Croix glorieuse

Samedi de la 23ème semaine du temps ordinaire (2025)

Construire sur le roc
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.
Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
AELF

Méditation
Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous invite à construire sur du solide. C’est absolument nécessaire quand on veut bâtir une maison. Il faut qu’elle soit solidement accrochée au sol, sinon elle risque fort d’être emportée par la tempête. Aujourd’hui, Jésus part de ce que chacun a pu observer, la maison solide sur le rocher ou la maison fragile sur le sable. Il utilise ces images pour nous transmettre un message de la plus haute importance. Son but, c’est en effet de nous montrer sur quoi nous devons construire notre vie.

La Bible en général et les psaumes en particulier donnent au Seigneur le nom de “rocher” : “Il est mon rocher, mon juge, ma citadelle” (psaume 62. 8). Il est Dieu, le rocher où je me réfugie” (Psaume 18. 3). Nous, croyants, nous voulons établir notre vie sur la tendresse et l’action du Seigneur. Sa présence est un gage de solidité. Je pense aux jeunes qui demandent le sacrement de mariage avec une foi plus ou moins affirmée. Ils souhaitent tous construire un foyer qui résistera aux tempêtes de la vie. Confusément, ils sentent que Dieu accompagne leur projet de vie. Et là, ils ont entièrement raison.

C’est aussi vrai pour chacun de nous. La réussite totale de notre vie dépend de la fermeté de notre attachement au Christ. Un jour, quelqu’un disait : “Avec Dieu, tu construis parasismique”. L’important c’est que nous entendions la Parole de Dieu et que nous la fassions passer dans toute notre vie. Avec lui, nous ne pouvons plus vivre comme avant. La solidité de la construction dépend aussi de nos convictions et valeurs familiales. Fonder son existence sur l’injustice et le mensonge ne peut que conduire à la ruine. La volonté de Dieu c’est que nous participions tous à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel et que personne ne soit laissé loin de son amour.

En Dieu, le “dire” et le “faire” ne font qu’un. Il veut qu’il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu’elles soient source de force et deviennent action, qu’elles nous rendent plus forts pour travailler à l’œuvre du Seigneur.

Nous nous tournons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu’en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen


Vendredi de la 23ème semaine du temps ordinaire (2025)

« La paille dans l’œil de ton frère »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 39-42
 
En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.
 
    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
“Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
© AELF
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, le Christ insiste sur le regard que nous portons sur les autres, en particulier sur nos frères. Nous voyons plus facilement leurs défauts que leurs qualités. Ces défauts, il faut vivre avec, et ce n’est pas drôle. Nous voudrions aider notre frère à se corriger. Mais nous oublions que nous sommes mal placés pour le faire. Car nous aussi, nous avons nos défauts. Nous sommes souvent comme cet homme qui voudrait enlever la paille qui est dans l’œil de son frère. Mais il ne remarque pas qu’il y a une poutre dans le sien. Nous avons trop tendance à juger sévèrement les autres et à être conciliants envers nous-mêmes.
 
Cet Évangile nous invite à changer notre regard sur les autres et sur nous-mêmes. Juger les autres, c’est de l’hypocrisie, c’est vouloir se mettre à la place de Dieu. Nous sommes trop mal placés pour le faire. Le jugement appartient à Dieu seul. À notre jugement, il manque la miséricorde.
 
Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder. Tout au long de sa vie, il a accueilli les publicains, les pécheurs et les infréquentables de toutes sortes. Il aurait pu leur reprocher leur mauvaise vie et les rejeter. Mais lui-même nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et quand l’un d’entre eux revient vers le Père, Jésus nous dit que c’est jour de fête chez les anges de Dieu.
 
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes envoyés non pour dénoncer ou accuser mais pour être les témoins et les messagers de l’Évangile auprès de tous ceux et celles qui nous entourent. Le Seigneur nous assure de sa présence. Nous pouvons toujours compter sur lui, même dans les situations les plus désespérées. C’est à sa victoire sur la mort et le péché qu’il veut nous associer.
 
 

Jeudi de la 23ème semaine du temps ordinaire (2025)

Aimez vos ennemis

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (6, 27-38)
Jésus déclarait à la foule: «Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. À celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. «Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.»
©AELF
 
 
Méditation
« Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent, faites du bien à ceux qui vous haïssent… » À travers ces paroles, Jésus prend le contre-pied de ce que tout le monde fait depuis toujours, les chrétiens comme les autres d’ailleurs. Mais ces paroles du Christ, nous devons les accueillir pour ce qu’elles sont car elles sont « les paroles de la Vie Éternelle ». Lui-même nous a aimés d’une manière déraisonnable, jusqu’à mourir pour nous sur une croix. Le langage de Jésus est celui d’un cœur ouvert par une lance.
 
Ce que le Christ attend de nous, c’est que nous aimions comme lui-même nous a aimés, pas seulement dans des paroles ou des écrits mais par des gestes concrets et quotidiens. Parler ou écrire ce n’est pas très compliqué. Mais vivre au jour le jour ce que l’on dit ou ce que l’on écrit c’est autre chose. C’est important pour nous de nous rappeler ce message car il y a souvent des éclipses dans l’amour que nous prétendons avoir. Mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous montrer le chemin.
 
Comprenons bien : Lorsqu’il s’agit d’aimer avec la tendresse de Jésus, l’Évangile ne supporte plus d’exceptions ni de limitation. Et c’est ce qui nous dérange car nous avons un peu trop tendance à aimer au conditionnel. Je veux bien aimer les autres à condition qu’ils fassent ceci ou cela, qu’ils se conduisent de telle ou telle manière. Quant à nous, nous avons du mal à nous remettre en cause et à reconnaître que nous pouvons avoir tort.
 
En lisant cet Évangile, j’ai pensé au témoignage d’Edmond Michelet. Pendant la guerre 39-45, il s’était engagé pour protéger les juifs. Un jour, il a été dénoncé et arrêté. Il a été conduit au camp de concentration de Dachau. Ce qui est admirable, c’est que malgré les horreurs qu’il y a vécues, il a pardonné et il a demandé à sa famille d’en faire autant. Il disait que c’est la seule attitude qui convient à des chrétiens. Par la suite, il a rencontré celui qui l’a dénoncé et il l’a aidé à retrouver la paix.
 
L’Évangile de ce jour nous invite à « recharger » les mots « charité » et « amour ». Quand je parle de recharger, c’est un peu comme on recharge une batterie. Pour ces mots, c’est un peu la même chose. Ils finissent  par s’user. A la longue ils ne signifient plus rien. Et si nous voulons les « recharger » c’est au pied de la croix du Christ que nous sommes invités à aller. C’est là que nous trouverons l’unique moyen de faire monter le niveau d’amour dans notre monde. Et c’est là que nous trouverons le vrai bonheur. Cela vaut bien la peine d’essayer.
 

Mercredi de la 23ème semaine du temps ordinaire (2025)

« Soyez heureux… »
 
Évangile selon saint Luc 6. 20-26
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
L’évangile nous présente quatre béatitudes suivies de quatre lamentations. Chacun peut se poser la question : Qu’est ce qui me rend « bien-heureux » dans ma vie ? Et qu’est ce qui me rend « mal-heureux » en m’orientant de façon contraire ? Le but de cet examen de conscience n’est pas d’abord de nous regarder nous-mêmes mais d’entrer dans un temps de prière.
 
La première opposition entre bonheur et malheur concerne les pauvres. Non, il ne s’agit pas des SDF ni de ceux qui vivent dans la misère. En fait, il s’adresse en fait à celui qui a un cœur de pauvre, celui qui n’a pas « le cœur fier ni le regard hautain » (psaume 131), celui qui se tourne vers Dieu pour combler tous ses manques. Bien que n’ayant aucun bien, il peut compter sur la gratuité de la grâce. Quant aux riches, ils croient tenir leur bonheur en possédant de grands biens. Mais le Royaume de Dieu ne se possède pas. Il est donné gratuitement, sans mérite de notre part. Alors oui, demandons à Dieu d’ouvrir notre cœur au vrai bonheur.
 
La deuxième opposition s’adresse aux affamés et aux repus : « Heureux vous qui avez faim maintenant, vous serez rassasiés… Malheureux vous qui êtes repus maintenant, vous aurez faim. » Il s’adresse à ceux et celles qui ont faim du Royaume de Dieu. Le Seigneur ne demande qu’à nous combler. Mais il ne peut rien faire pour ceux qui ne pensent qu’aux nourritures terrestres. Ce renversement des valeurs a été chanté par Marie lors de sa visite chez sa cousine Élisabeth : Le Seigneur « comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides ».
 
La troisième opposition concerne ceux qui pleurent et ceux qui rient. Ces situations de malheur, nous les connaissons bien : chacun pense à la mort d’un être cher, la souffrance physique ou morale, les actes de violence qui font des victimes innocentes : Ce ne sont pas ces épreuves qui rendent les gens heureux mais la présence du Christ au sein même de ce qu’ils vivent. Par contre ceux qui cherchent leur bonheur dans les seules joies de ce monde oublient le but de leur vie. Ils vont vers leur perte.
 
La dernière opposition nous rappelle que ce bonheur promis se joue maintenant et pas seulement dans un au-delà. Quand saint Luc écrit son évangile, les chrétiens vivent des situations tragiques. Être reconnu disciple du Christ était dangereux. On risquait d’être poursuivi, emprisonné et mis à mort. Dans le monde d’aujourd’hui, de nombreux chrétiens sont persécutés à cause de leur foi au Christ.
 
Le message de cet évangile rejoint celui de l’Apocalypse de Saint Jean : Vous vivez des situations douloureuses, vous êtes persécutés, tournés en dérision. Mais le mal n’aura pas le dernier mot ; il y aura un renversement de situation au bénéfice des croyants. Bien sûr, cela ne va pas gommer la dureté du temps présent. Le plus important c’est d’aider les croyants à tenir bon dans la fidélité et la persévérance. Être attaché au Christ n’est pas toujours facile mais tout l’évangile est là pour nous rappeler qu’il veut nous associer tous à sa victoire sur le péché et la mort.
 

Mardi de la 23ème semaine du temps ordinaire (2025)

Jésus appelle les Douze

 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (6, 12-19)
 En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître.
Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s’arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.
©AELF
 
 
Méditation
Jésus se prépare à faire du nouveau. Il est venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance. Cette grande mission commence par une nuit en prière sur la montagne. C’est le lieu de la rencontre avec Dieu.
 
À la fin de la nuit, il appelle ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’apôtres. Ce mot signifie « envoyé« . C’est ainsi que ces disciples sont appelés à devenir missionnaires. En lien avec Jésus, ils auront à annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. Il ne s’agit pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur.
 
Fort de cette union à Dieu et entouré de ses douze apôtres, Jésus redescend vers la plaine. Il y retrouve une foule nombreuse venue de toutes la Palestine. Les Douze sont mis en contact avec cette foule qu’ils auront à enseigner et à guérir. Jésus ne leur propose pas une retraite spirituelle. Leur apprentissage apostolique se fera au contact des homes.
 
Le même Jésus rejoint notre monde d’aujourd’hui. Il vient chercher et sauver ceux qui sont perdus. Il associe son Église (chacun de nous) à cette mission. La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée à tous les hommes du monde entier. Les paroles du Christ sont celles de la Vie Éternelle.
 
 

8 septembre : Fête de la nativité de la Vierge Marie

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie… »

 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.

Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 


Méditation
Cette fête de la nativité de Marie se présente sous la forme d’un joyeux anniversaire. Elle commémore la venue au monde de celle qui devait devenir la Mère du Sauveur et notre Mère. En ce jour, de nombreux chrétiens se rassemblent pour la célébrer à Lourdes mais aussi dans de nombreuses petites chapelles en pleine campagne.

Cette naissance de Marie fut une grande joie pour ses parents, bien sûr, mais aussi pour tous les anges du ciel. C’est cette joie qui éclate dans toutes les prières de l’Église. La naissance de Marie est commencement d’une aventure personnelle unique. Nous pensons au rôle qu’elle est appelée à jouer
– En tant que Mère du Christ
– En tant que collaboratrice de la Rédemption par l’union de ses souffrances au sacrifice de Jésus
– En tant que Mère spirituelle de tous les hommes et médiatrice de toutes les grâces.

En ce jour, l’Évangile nous parle de Joseph qui est invité par l’ange du Seigneur à prendre chez lui Marie son épouse : « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » Joseph a fait confiance ; la parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Il a accepté de se faire serviteur d’un mystère qu’il ne comprend pas.

Comme Marie et Joseph, nous sommes invités à faire de la place dans nos vies pour accueillir le Christ. Garder Jésus et Marie, garder chaque personne, spécialement les plus pauvres, nous garder-nous-mêmes… C’est une grande mission que nous sommes tous appelés à accomplir.

En regardant Marie et Joseph, nous apprenons à être dociles au projet de Dieu et à nous tenir en silence devant lui. Nous apprenons l’obéissance. Que Marie, en cette fête de sa nativité nous donne le goût du consentement et de l’humilité.