Férie de Noël après l’Épiphanie – Jeudi 8 janvier 2026

« Dans la puissance de l’Esprit Saint »
Évangile selon saint Luc (4, 14-22a)
Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.» Tous lui rendaient témoignage; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. © AELF
 
 
Méditation
Nous sommes après le baptême de Jésus, au début de son ministère. Il y a eu la manifestation de l’Esprit Saint.
 
Jésus vit et agit dans la puissance de l’Esprit Saint. Nous, disciples du Christ, nous avons été plongés dans le baptême et incorporés à son Corps, l’Église ; nous avons reçu le sacrement de confirmation : nous sommes appelés à une vie guidée par l’Esprit de Dieu
 
Jésus enseigne :  dans la synagogue et tout le monde fait son éloge. C’est dire l’importance de l’enseignement dans  sa vie. Cet enseignement que nous recevons n’en finit pas de nous émerveiller, même si nous sommes âgés. Nous sommes toujours émerveillés par la richesse de la parole de Jésus. Nous sommes invités à accueillir cet enseignement et à le transmettre par nos paroles, nos témoignages et notre manière de vivre.
 
La clé de la lecture : Isaïe chapitre 1 ; Jésus se présente comme celui qui accomplit les Écritures ; il est donc le Messie attendu, celui qui peut dire : « L’Esprit du Seigneur est sur moi ». C’est ce qui caractérise le Messie, le « oint de Dieu ». Pour nous, c’est important : la Parole de Dieu va être ce qui  donne l’éclairage pour comprendre notre vocation, notre mission, notre vie.
 
Le contenu de la mission : la Bonne Nouvelle aux pauvres, la libération des captifs, la liberté aux opprimés, une année de grâce et de bienfaits… C’est l’action guérissante et libératrice de Jésus, tout particulièrement pour les pauvres, tous ceux qui ne peuvent pas s’auto-suffire. Nous avons tous à vivre dans l’accueil de cette bonne nouvelle : nous sommes le captif libéré, l’aveugle qui recouvre la vue, l’opprimé qui retrouve la liberté. Nous sommes tous appelés à entrer dans une année de grâce et de bienfaits. En en même temps, avec Jésus, en Jésus, dans l’Esprit de Jésus, je dois être avec l’Église celui qui libère, qui redonne la vue, qui apporte la fin de l’oppression, l’année de grâce et de bienfaits.
 
« Aujourd’hui… » C’est le moment attendu depuis des siècles. Jésus n’est pas un personnage du passé dont je fais mémoire. Il est toujours présent aujourd’hui. En ce 8 janvier, nous pouvons nous redire : « Aujourd’hui, s’accomplit cette Parole de Dieu que je viens d’entendre. »
 
 
 

Férie de Noël après l’Épiphanie – Mercredi 7 janvier 2026

 Jésus marche sur les eaux 

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,45-52.
Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur,
car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation 

Après avoir multiplié les pains, Jésus se retire sur la montagne pour prier son Père. Il n’en est pas moins présent aux siens. Il voit leur « panique » face aux vents contraires. Et il vient les rassurer : « Confiance, c’est moi ; n’ayez pas peur ».

Cet Évangile nous rejoint dans ce que nous vivons. Les vents contraires ne manquent pas. La panique et le découragement peuvent nous saisir. Mais, comme les disciples, nous pouvons toujours appeler le Seigneur. Il vient à nous pour nous redonner force et courage : « Confiance, c’est moi ; n’ayez pas peur ».

Nous recevons cet Évangile comme un appel à nous unir la prière du Christ. Cette prière ouvre nos cœurs ; elle nous permet de voir les besoins réels de ceux qui « rament autour de nous ». Nous pouvons alors leur venir en aide, chacun selon ses possibilités. Que l’Esprit Saint nous en fasse la grâce.

Mardi 6 janvier – Férie de Noël après l’Épiphanie

Comme des brebis sans berger

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,34-44.
En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.

Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation
En Jésus, c’est Dieu qui a vu la misère de son peuple affamé. Il est saisi de pitié devant tous ces gens. À travers ces paroles et ses gestes, c’est l’amour et la miséricorde de Dieu qui se donnent aux hommes. En ce jour, nous demandons à l’Esprit Saint de rendre nos cœurs pareils à celui du Christ, attentifs et ouverts devant la misère et la faim de nos frères. Nous sommes envoyés pour témoigner de cet amour passionné qui est en Dieu. Mais si nous voulons être crédibles aux yeux du monde, il faut que cela se voie dans notre vie, il nous faut mettre nos actes en accord avec l’Évangile.

Le danger serait de ne voir que le côté merveilleux de cette histoire. C’est vrai que nourrir toute une foule dans un  endroit désert, c’est extraordinaire. Mais ce n’est pas le plus important. Cet Évangile nous invite d’abord à reconnaître Celui qui se révèle. Aujourd’hui comme autrefois, il prend soin de son peuple ; il nous nourrit gratuitement. En lui et par lui, c’est tout l’amour du Père qui se donne.

Mais aujourd’hui, il nous faut faire un pas de plus : Jésus a été envoyé pour nourrir l’homme affamé de Dieu. Et puis, il y a un point important qu’il nous faut souligner : Les auteurs des évangiles, ont perçu ce miracle comme un signe de l’Eucharistie. Les gestes de Jésus sont les mêmes qu’à la Cène : “Il prit les cinq pains, il prononça la bénédiction, il rompit les pains, il les donna.” Ce  pain qui est annoncé dans l’Évangile  de ce jour, c’est celui de la Vie éternelle ; c’est son Corps livré pour nous et pour la multitude. Il y eut douze paniers pleins des morceaux qui restaient. C’est l’annonce de la vraie multiplication des pains qui ne cesse de s’accomplir par le ministère des prêtres.

La multiplication des pains nous enseigne que  Dieu nous donne une nourriture qui développe en nous notre capacité d’aimer.  Elle nous ouvre à l’humanité toute entière. Tous les hommes sont “invités au festin des noces”.  Jésus n’est pas venu pour quelques privilégiés mais pour la multitude. Quand le prêtre dit : “Heureux les invités au Repas du Seigneur”, il ne s’agit pas seulement de ceux qui sont présents physiquement mais de tous les hommes sans distinction. Tous sont invités à partager le don de l’Eucharistie, le don que Jésus fait de sa vie et qu’il fait totalement sans rien garder pour lui.

En lisant cet Évangile, nous pensons à Marie aux noces de Cana. Elle a vu qu’il n’y avait plus de vin. Elle voit aussi tous nos manques, manques de pain, manques d’amour… Et elle ne cesse d’intercéder auprès de son Fils pour nous et pour notre monde désemparé. Et aujourd’hui encore, elle continue à nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

Lundi de la férie de Noël après l’Épiphanie

Aller vers les « périphéries »

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,12-17.23-25.

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation

L’Évangile de ce jour nous parle d’un monde compliqué qui a mauvaise réputation. C’est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. Il faut savoir que c’est un lieu de passage proche des régions païennes. On l’appelle « Galilée des nations » parce qu’elle est influencée et contaminée par le monde païen. Mais le prophète réagit. Il annonce que ces territoires vont bénéficier, eux aussi, du salut que le Seigneur prépare. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur les pays des habitants de l’ombre, une lumière a resplendi. »

Or c’est là, dans ce lieu couvert de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. Tout commence loin de Jérusalem, en plein cœur de ce monde bigarré, un monde païen où l’on ne cesse de s’affronter et de se diviser. Sa priorité va donc vers ceux qui sont le plus loin de Dieu, ces terres maudites, terres de péché et de ténèbres. Il vient habiter à Capharnaüm ; cette ville évoque encore aujourd’hui le plus sombre désordre.

C’est de la part de Jésus un défi lancé au péché et à Satan. Et c’est en même temps un acte de foi extraordinaire en l’homme. Il aurait pu se dire qu’au point où ils en étaient, il ne pouvait pas compter sur eux. Or c’est exactement le contraire qui se passe : il va jusqu’à choisir ses premiers collaborateurs, ses premiers responsables, parmi les habitants de cette région.

La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous. Aucun être, aucune situation n’échappe à la proximité et à l’amour de Dieu. C’est pour nous un appel à changer notre regard sur les personnes et sur le monde. Trop souvent, nous avons un regard méfiant ou désabusé. Si nous voulons être disciples et missionnaires, nous devons nous tourner vers le Christ et nous laisser guider par lui. Il nous apprendra à accueillir chacun tel qu’il est, à lui faire confiance et à lui donner toutes ses chances. Nous sommes appelés à être « l’amour du Christ ».

Quand le pape François invitait l’Église à aller vers les « périphéries », il ne fait qu’actualiser ce qu’a fait Jésus. Le suivre c’est aller avec lui à la rencontre de toute l’humanité, c’est se rendre proche de chacun et surtout de celui qui vit à la marge. La tentation est grande de se dire : « À quoi bon ? Cela ne sert à rien. » Ce serait oublier que la mission n’est pas d’abord notre affaire mais celle du Seigneur. C’est lui qui nous envoie son Esprit saint. Il agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route. Sans lui, rien n’est possible. Jésus le Galiléen est toujours là, vivant et agissant au cœur de son Église. Il est la Lumière pour éclairer toutes les nations. Nous pouvons toujours compter sur lui. Rien ne peut nous séparer de son amour.

En ce jour, nous entendons l’appel du Christ. Il continue à vouloir sauver ceux qui vont à leur perte. Il nous envoie vers ceux qui ne rentrent pas dans nos églises, ceux qui n’appartiennent pas à nos familles spirituelles, ceux qui, apparemment, vivent dans les ténèbres. Son regard sur la Galilée des nations est toujours d’actualité. Il compte sur nous pour avoir le même regard que lui sur le monde d’aujourd’hui. La qualité de notre regard reflète celle de notre foi. Nous n’avons pas à douter de l’attachement de Jésus à chaque être humain. C’est avec lui que nous deviendrons pêcheurs d’hommes.

Le cadeau de Dieu

Un cadeau à Jésus

Lorsque les bergers s’en furent allés et que la quiétude fut revenue, l’enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là… tremblant et apeuré.
– Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
– Je n’ose… je n’ai rien à te donner, répondit le garçon.
– J’aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.
– Je n’ai vraiment rien… rien ne m’appartient ; si j’avais quelque chose, je te l’offrirais… regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu’il avait trouvée.
– C’est tout ce que j’ai, si tu la veux, je te la donne.
– Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J’aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
– Je veux bien, dit l’enfant, mais que puis-je pour toi ?
– Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s’approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l’entendre, il chuchota dans l’oreille de l’enfant Jésus :
– Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !
– Justement, dit l’enfant dans la crèche, c’est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m’offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.
Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
– Mais je l’ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
– C’est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m’offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller…
Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t’ont demandé comment tu avais cassé ton assiette…
Le visage du garçon s’assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
– Je leur ai menti… J’ai dit que l’assiette m’avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n’était pas vrai… J’étais en colère et j’ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s’est brisée !
– C’est ce que je voulais t’entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu’il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t’en décharger… Tu n’en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.
Et en l’embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
– Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j’aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…

Épiphanie du Seigneur (Année A)

Et si nous repartions par un autre chemin ?

Accueil
Debout, peuple de Dieu !
Vois le jour du Seigneur qui se lève !
Debout, peuple de Dieu !
Il vient, notre Dieu, te prendre par la main
pour te mener vers la lumière !

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
toi qui fais fleurir la justice,
pardonne nos faux pas et prends pitié de nous !

Ô Christ, toi qui fais briller la paix,
pardonne nos manquements et prends pitié de nous !

Seigneur Jésus, toi qui délivres
les pauvres et les malheureux,
pardonne nos oublis et prends pitié de nous

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Isaïe 60, 1-6
Toutes les nations, quelles qu’elles soient, marchent vers la lumière.

Psaume 71

2ème lecture – Éphésiens 3, 2-3a. 5-6
Toutes les nations, quelles qu’elles soient, ont le même héritage.

Évangile : Matthieu 2, 1-12

Textes bibliques : Lire
Les trois lectures de ce dimanche de l’Épiphanie nous font comprendre que le salut de Dieu et pour tous, sans exception. C’est important car, depuis les origines de l’humanité, des frères ennemis ne cessent de s’affronter. Dès le début, l’histoire est faite de violence et de fureur. Or voilà que les textes bibliques d’aujourd’hui nous annoncent une bonne nouvelle : c’est la réconciliation et l’amour qui auront le dernier mot.

Le livre d’Isaïe (première lecture) annonce la fin d’une période sombre : “Debout, resplendis ! Elle est venue la lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi !” C’est le salut de Dieu qui est donné à son peuple. C’est une période nouvelle et heureuse qui commence. Même les contrées lointaines reconnaîtront le Seigneur. Ces foules qui se mettent en route vers la lumière nous font penser aux mages venus d’Orient. Comme eux, nous sommes tous appelés à aller vers celui qui est la lumière du monde.

L’apôtre Paul va dans le même sens. Son message fait suite au bouleversement extraordinaire qu’il a vécu sur le chemin de Damas. Il y a reçu une grande révélation : le salut de Dieu n’est pas réservé au seul peuple que Dieu s’est choisi. Il est également offert aux nations païennes du monde entier. Toutes « sont associées au même héritage ». Cette révélation extraordinaire fait exulter le cœur de Paul. En Jésus ressuscité, c’est l’amour universel de Dieu qui a le dernier mot sur la violence et le rejet.

Dans son Évangile, saint Matthieu nous propose des pages bien plus modestes. Il nous parle de ces mages venus d’Orient. Ils ont découvert une étoile qui annonçait la naissance d’un nouveau roi. Ils ont tout quitté, ils se sont mis en route pour se prosterner devant ce Roi. C’est ainsi que des païens sont les premiers adorateurs du Fils de Dieu. C’est déjà une annonce de ce qui se passera après la résurrection : la lumière qui brille dans la nuit de Bethléem rayonnera jusqu’aux extrémités de la terre.

Sur leur route, les mages ont rencontré les chefs des prêtres et les scribes. Ces derniers savent tout sur la Bible. Ce Messie qu’ils attendent de tous leurs vœux dans la prière doit naître à Bethléem ; cela, ils le savent mais ils ne bougent pas. Ils restent enfermés dans leurs certitudes, leur « intime conviction ». Ils ne laissent pas à Dieu la chance de se manifester comme il l’entend. Tout l’Évangile nous dit que le Seigneur est venu pour tous ; mais rien ne se passera si nous ne sortons pas de nos certitudes et de notre confort pour aller à la rencontre de celui qui est la lumière du monde.

Saint Mathieu nous parle également d’Hérode. C’est un roi violent, puissant et meurtrier. Il n’hésite pas tuer tous ceux qui s’opposent à lui, y compris ceux de sa famille. Quand il entend parler de ce roi qui vient de naître, il voit en lui un concurrent dangereux qu’il faut éliminer. C’est le premier acte de la guerre à Jésus qui va faire mourir des innocents. Et tout au long des siècles les disciples de ce roi seront persécutés, mis à mort ou tournés en dérision. Et comment ne pas penser à tous les intégrismes laïcs et athées qui font tout pour éliminer la foi chrétienne ?

Mais rien ne peut empêcher Dieu d’appeler à lui tous les hommes. Son salut est offert à tous. À travers les mages qui viennent au berceau de l’enfant roi, c’est tous les peuples qui sont appelés. Il est celui qui veut faire miséricorde au monde pécheur. Les étrangers, les païens ont toute leur place dans son cœur. Au soir de l’Ascension, lui-même s’adressera à ses apôtres pour les envoyer en mission : « Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle à toute la création. »

Cette fête de l’épiphanie est donc celle de l’Eglise universelle. Sa mission n’est pas de se sauver elle-même mais d’être unie au Christ qui veut sauver le monde. Comme les mages, nous venons à Jésus pour nous prosterner devant lui et recevoir de lui l’amour dont il veut nous combler. Nous ne pouvons plus rester enfermés dans les limites de notre clocher et de notre paroisse ; il nous faut absolument en sortir. Sinon, nous serions comme les chefs des prêtres et les scribes qui ont manqué cette rencontre avec le Roi Messie.

Chaque année, notre prière et notre solidarité sont tout spécialement pour les communautés chrétiennes d’Afrique. Beaucoup souffrent de la pauvreté, de la guerre, de la famine et des persécutions. Elles ont besoin de la prière et du soutien fraternel des catholiques de France et d’Europe. Qu’en ce jour de fête, l’espérance l’emporte ! Que tous les peuples reconnaissent que le petit enfant trouvé par les mages est leur sauveur.

« Aujourd’hui la lumière a brillé
tout le peuple l’a vue se lever,
c’est un jour qui sera le premier
d’une lumière d’amour et de paix. »

Sources : revues Liturgiques Feu nouveau – lectures bibliques des dimanches (Albert Vanoye) – paroles pour la route (Jean Yves Garnot) – Dossiers personnels

Prière universelle.
Introduction
À la suite des mages, posons aux pieds de l’Enfant Jésus, venu en notre monde pour nous sauver, nos intentions de prière pour nos frères.

Intentions
Seigneur, en arrivant devant l’Enfant Jésus, les mages ont été saisis d’une très grande joie. Affermis la foi de ton Église, pour qu’elle porte dans ses paroles, ses actes et son ouverture au monde, la joie profonde et forte que révèle ton amour.

Seigneur, tu as conduit les mages, déjà touchés et déplacés par ton appel, jusqu’à la modeste demeure de notre Sauveur. Ouvre les yeux des grands de ce monde pour qu’à leur tour, ils se laissent toucher par les plus fragiles et décident d’apporter au monde plus de justice et d’attention envers les plus pauvres.

Seigneur, tu as accompagné les mages qui ont osé le voyage aux périphéries de leur propre pays. Soutiens l’élan et la générosité des personnes qui se risquent aux périphéries de leur quotidien pour venir en aide à tous ceux qui sont dans l’épreuve.

Seigneur, ouvre les yeux de notre communauté comme tu as ouvert ceux des mages, pour qu’elle accueille ta lumière et qu’elle se laisse déplacer par ton amour, en allant là où tu l’appelles.

Conclusion
Seigneur, tu as pris notre humanité pour nous sauver, vois nos difficultés et entends nos prières monter vers toi. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Bonne année 2026

Horoscope chrétien, biblique et éternel !

Si vous êtes né entre le 1er janvier et le 31 décembre : “Vous êtes sous le signe de la grâce de Dieu” (Tt 2,11).
Astre dominant : “La brillante étoile du matin, Jésus-Christ, le soleil levant qui nous a visités d’en haut” (Lc 1,78 ; cf. Nb 24,17).
Ascendants (les vrais) : St Joseph, Abraham, et surtout Dieu le Père, dont l’Amour suffit à tout.

Amour : Toujours heureux d’être aimé de Dieu et de l’aimer, car “Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ” (Rm 8,39).

Santé : “Cette parole est certaine : si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui” (1Tm 1,15 ; 2Tm 2,11).
“N’entretenez aucune inquiétude” (Ph 4,6).

Travail : “Sois ferme et courageux, agis sans crainte ni tremblement, car le Seigneur Dieu, mon Dieu, est avec toi. Il ne te laissera pas sans force et sans soutien avant que tu n’aies achevé tout le travail à accomplir pour la Maison du Seigneur” (1Ch 28).

Argent : “Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse avec magnificence” (Ph 4,19).
“J’ai appris à être content de l’état où je me trouve” (Ph 4,11).

Voyages : “Le Seigneur te gardera au départ et au retour dès maintenant et pour toujours” (Ps 121,8).

Événements mondiaux : “Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre ; gardez-vous d’être troublés, car il faut que cela arrive” (Mt 24,6).
“Mais la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations” (Mt 24,14).

Événements personnels : “Mes destinées sont dans ta main” (Ps 31,16).
“Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu” (Rm 8,28).

NB : – L’auteur certifie ne pas avoir utilisé de marc de café pour obtenir ces révélations : la Parole de Dieu est entièrement suffisante.
– Les écrits de référence désignés ci-dessus étant indépendants de toute influence lunaire, l’utilisation de cet horoscope est recommandée en toute saison et sous toutes les latitudes. Allez et vivez dans la paix et la joie du Christ !
(D’après Paraboles d’un curé de campagne, éd Emmanuel 2007.)

Bonne année 2026 à tous…

Férie de Noël (3 janvier 2026)

« C’est lui le Fils de Dieu. »
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Commentaire
L’Évangile nous montre Jésus  qui vient accomplir son œuvre de libération. Quand Jean Baptiste affirme qu’il ne le connaissait pas, il nous parle de son mystère. Il lui a fallu la venue de l’Esprit sur les eaux du Jourdain pour comprendre que Jésus est le Sauveur annoncé. Il découvre en lui celui qui prend sur lui le péché du monde pour l’enlever.
 
Un jour, Jésus dira que « le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.     Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. En ce jour, nous sommes invités à accueillir sa présence pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie « source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation ».

Férie de Noël (2 janvier 2026)

ACCUEILLIR LA LUMIÈRE 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. (AELF)
 
 
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Méditation
Cet Évangile nous rejoint dans un monde qui souffre de la violence, de l’injustice et de l’égoïsme. Jean Baptiste s’adresse aux foules de ton temps et à celles d’aujourd’hui ; il vient annoncer la Lumière dans un monde de ténèbres. En Jésus, c’est Dieu qui vient à nous. Avec lui, la bonne nouvelle sera proclamée aux pauvres, aux exclus, aux prisonniers. Ils ont la première place dans le cœur de Dieu.
 
Mais pour que le Seigneur puisse venir chez nous, il nous faut redresser son chemin. Nous avons tous à nous convertir, éradiquer de notre vie tout ce qui est orgueil, paroles blessantes, accusations injustes. Par le sacrement du pardon, nous pouvons redresser tout ce qui est tortueux en nous.
 
En ce temps de Noël, nous fêtons Celui qui vient nous rendre espoir et nous sauver. Plus que jamais, nous pouvons le chanter : « Béni-soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
 
 
Autre approche
Découvrir-Dieu Jean-Baptiste est triplement un prophète de Jésus. Il annonce déjà sa venue par sa naissance : la naissance de Jean prépare celle de Jésus. Il annonce encore la venue de Jésus par son ministère : la prédication de Jean dans le désert prépare le chemin pour le ministère de Jésus. Plus tard encore Jean précèdera Jésus dans sa mort : l’exécution de Jean par Hérode prépare à la passion de Jésus et à son exécution par les autorités juives et romaines. Chacun à notre manière nous sommes appelés à être des Jean-Baptiste : par tous les aspects de notre vie nous sommes invités à préparer la venue de Jésus en nous et dans notre monde. Tout ce que nous faisons, ce que nous disons, ce que nous pensons, peut-être tourné vers l’accueil du Royaume des Cieux. Jean a accepté de n’être que celui qui prépare, en toute humilité. À notre tour de garder cette attention à ne pas attirer les regards sur nous-mêmes mais à les tourner vers celui qui doit venir ! Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange
 
 
 

1er janvier 2026 : Sainte Marie, Mère de Dieu

Marie méditait dans son cœur
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. 

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Méditation
Il est heureux que nous débutions cette nouvelle année en fêtant Marie, Mère de Dieu. La nuit de Noël, nous avons fêté la naissance de notre Sauveur. Les bergers ont été les premiers à recevoir cette bonne nouvelle ; ils ont été les premiers à découvrir Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Saint Luc nous dit qu’ils repartent en glorifiant Dieu et en le louant pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu.
 
Cette bonne nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. Les bergers ont raconté « ce qui leur avait été dit au sujet de l’enfant ». C’est important pour nous aujourd’hui. Pour que la foi se répande, il faut que les gens parlent. Une communauté chrétienne qui n’est pas missionnaire est une communauté morte. La foi ne pourra se développer en nous que si nous la transmettons autour de nous.
 
Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. Après nous avoir parlé des bergers, saint Luc attire notre attention sur Marie, mère de Jésus. L’Évangile nous dit qu’elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle venait de vivre des événements très forts. En les méditant « dans son cœur », elle découvre la richesse et la beauté de ce qui lui arrive. Ce cœur à cœur avec Dieu est absolument essentiel.
 
À la suite de Marie, nous sommes tous invités à méditer les événements de notre vie. Et nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’Évangile. Même quand tout va mal, nous ne devons jamais oublier que le Seigneur est là ; nous pouvons toujours compter sur lui.
 

Bonne année à tous avec Jésus et Marie